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![]() Rafaële Deguehegny, team rider NIKITA rentre tout juste du Pérou : 2 mois de trip, entre plages désertes, vagues parfaites et paysages éblouissants. Originaire d’Anglet (64), elle étudie depuis quatre ans par correspondance et vit ainsi ses deux passions à fond : le surf et les voyages. Raf a débuté le surf très tard, à dix-huit ans, mais enchaîne les trips depuis : Australie, Hawaii, Maroc, Mexique, Panama, Costa Rica, Nicaragua, Equateur et Pérou, le dernier en date. Chaque trip lui a permis de rencontrer des gens extraordinaires, de découvrir des paysages paradisiaques, de vivre des expériences inoubliables et des aventures incroyables ! L’an dernier, elle découvrait l’Equateur et le Pérou pour la première fois, lors d’un trip de quatre mois. Le Pérou….Raf en gardait un souvenir magnifique, au point d’y repartir cette année, fin Janvier, pour un trip de deux mois. Le style de vie péruvien a permis à Raf de s’évader quelques temps du superflu européen : « Ce que j’apprécie le plus, c’est la langue et le fait de pouvoir communiquer facilement avec les locaux, ce qui est un bon départ pour pouvoir comprendre la culture du pays. ![]() "Je suis revenu au Pérou pour trois raisons : " • Ce pays possède tellement de paysages différents, qu’il faudrait des années pour tout explorer : montagnes, forêt amazonienne, plages, ruines incas • La qualité des vagues y est incroyable ! • La côte péruvienne est particulièrement pauvre, moche et hostile, surtout quand on est une touriste, seule, à la recherche de tranquillité…Cela ne paraît pas être une bonne raison de revenir, mais en fait, ça en est une pour moi ! Le tourisme ne semble pas vouloir se développer sur la côte : en fait, c’est l’un des rares endroits où l’on peut encore surfer tranquillement, où le paysage et la culture n’ont pas été modifiés et salis par le tourisme. Tout y est resté authentique. ![]() Les locaux sont extraordinaires. Il faut y avoir été pour comprendre : leur rythme de vie est tellement différent de celui des européens ! Attendre des heures un bus (qui ne partira pas tant qu’il n’est pas plein) pour aller téléphoner ou se connecter à Internet en ville, vivre des jours sans eaux courantes ni électricité, ne pas pouvoir se déplacer s’il pleut trop : Tout ceci vous fait prendre conscience que le fait de pouvoir tout avoir, au moment ou vous le désirez, n’est possible que dans les pays du « Nord ». "C’est ce qui me plaît dans le fait de voyager : se rapprocher des gens ayant une autre culture, partager leur quotidien et se rendre compte de la chance que l’on a, chez nous, en Europe." En général, je voyage seule. Cette fois, je suis revenue au village où je séjournais l’an dernier, donc il a été facile de me « réintégrer » à la population locale. ![]() Le village n’est pas très attrayant : c’est une zone militaire désertique peuplée de pécheurs mais où j’arrive à me sentir « comme à la maison ». Les locaux y sont simples et spontanés, parfois même un peu «rudes » mais c’est normal. La pauvreté est leur quotidien mais ils sont toujours pleins de vie. Là bas, on a l’impression que tout est possible. Sur place, je logeais chez un couple et leurs trois enfants. La journée, je surfais un maximum, j’étudiais, m’occupais d’acheter le poisson pour la famille puis d’aider les femmes dans leurs tâches quotidiennes, tout en écoutant les potins du village. Durant deux semaines, je suis partie en trecking, découvrir les terres et les cités incas des environs. Cette période n’est pas la meilleure pour partir au Pérou. L’eau est en général assez froide, mais cette année le phénomène « La Niña » m’a permis de surfer en maillot, des vagues parfaites pendant deux mois : attention quand même aux moustiques !.
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