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![]() Une marque pas comme les autres. Des marques qui se créent, ils en existent des dizaines, voir des centaines…toutes n’ont qu’un seul but – imiter le voisin qui imite le voisin. Dans cette amas anti créativité une marque sort du lot. Engagée, décalée et surmotivée, Olow nous incite à regarder plus loin que la tendance, en faisant du vêtement...un mode de pensé ! Hello, je viens de lire votre présentation sur votre site. C’est drôle car nos deux entités sont liées par le sens. Nous c’est la Désillusion et vous la cavité. Vous êtes en dépression aussi ? V : Olow c’est la cavité, bien joué, t’es bilingue ? En fait ça représente bien la situation dans laquelle le monde est, c'est-à -dire au fond et bien malade. L’espoir reste malgré cet état de dépression, il est temps de remonter sur le talus. Ouvrir un peu les yeux permet une grosse source d’inspiration. ![]() Vous avez envi de changer le monde, qu’est ce que vous avez prévu de faire de spécial ? Vous êtes engagé dans une cause bien précise ? V : Notre blog est déjà un espace d’information alternatif. L’engagement est sinon plus à titre personnel, dans la vie de tous les jours, en participant à des évènements comme par exemple dernièrement aux IO organisé par Surf Rider Foundation. Le passage au bio probablement pour la prochaine collec et tout simplement la diffusion de messages est une forme d’action. "Une marque de vêtement ne changera certainement pas le monde, mais remuer les consciences est déjà un premier pas…" Une marque de vêtement ne changera certainement pas le monde, mais remuer les consciences est déjà un premier pas… Vous êtes un peu des « José Bové » dans l’âme ? C’est quoi votre message ? Vive la moustache et à bas les OGM et le mac do ! Trêve de plaisanterie, raconte nous un peu ce que tu fais, pourquoi tu le fais et surtout pour qui ? V : On a créé une marque de vêtements qui s’appelle Olow. Pour l’instant c’est principalement des t-shirts et des sweats. Il y a un peu plus d’une dizaine de modèles sur notre site. On utilise les sappes comme support pour faire passer nos idées. Tout le travail est dans la conception et l’adéquation entre messages et graphisme. Nos visuels ont souvent un caractère ironique et décalé. Pour ceux qui n’aurait pas le temps d’aller sur ton site : www.olowshop.com raconte nous brièvement comment vous êtes vous lancé sur ce projet de vêtement ? V : A la base, Olow c’est une histoire de pote entre moi et mon assoc Thiuz. On s’est rencontré il y a pas mal d’années déjà sur les bancs de l’école et ça à tout de suite collé autant sur le plan perso que professionnel. On était comme Laurel et Hardy, et on avait des idées super proches et le même constat. ![]() Dans le cadre de nos études on a commencé à concevoir pas mal de visuels, toujours avec un message percutant derrière. De la création, des concerts survoltés, des soirées bières après bières à refaire le monde, voila dans quelle ambiance Olow a germé. Et puis être son propre patron nous trottait dans la tête depuis assez longtemps. Pourquoi les vêtements et avant tout les t-shirts ? Car tout simplement on y trouvait un super bon moyen d’expression ! On voulait faire quelque chose de vraiment différent… Quelle est la particularité d’Olow ? Comment vous différenciez vous des autres ? V : Olow, c’est d’abord une marque de vêtements, un état d’esprit, et un vecteur de nos idées de manière artistique. Chaque visuel que l’on crée, touche du doigt un thème, un dysfonctionnement de notre société ou du monde. Il y a dans Olow un côté super artisanal dans notre manière de travailler chaque modèle : Prise de photos, mise en scène, triturage graphique. La plupart des visuels proviennent de clichés pris par nos soins, et en utilisant nos propres objets ou notre entourage. Notre projet est à la fois dans la réflexion sur les messages que dans la souris. On a axé aussi sur une ![]() super bonne qualité des vêtements. En fait pour faire un peu les mecs qui se la pètent, nous n’avons pas trouvé une marque française similaire à la nôtre. J’ai vu sur votre site, pas mal de tish avec forte symbolique. A quand un tish avec Ben Laden et Ronald mac Donald qui se tapent la bise ? V : Ouais tiens pas mal ça, tu veux pas faire parti de Olow ?;-) Aujourd’hui sa fait plus de 2 ans que la marque existe, comment as-tu vu évoluer la marque ? V : A la base Olow, c’était plus un site web www.olowshop.com, car on avait pas l’idée de faire une marque, mais plus de diffuser nos sappes et nos idées sur le web. "on avait pas l’idée de faire une marque, mais plus de diffuser nos sappes et nos idées sur le web." Ça a pas mal fonctionné, mais on manquait cruellement de notoriété pour évoluer. On a décidé de mettre des étiquettes, augmenter la qualité et lancer véritablement la marque Olow. Elle est aujourd’hui revendue dans une cinquantaine de shops en France et à l’étranger. On a fait pas mal de partenariats avec des groupes de zic dans le même état d’esprit que nous, « sponso » quelques ptits riders, eu pas mal de bons deal avec des mag comme le vôtre…Bref on a du soutient ! Olow c’est un peu une grande famille !!! Vous êtes distribué en shop, qu’est ce qui a plu et déplu chez vos revendeurs ? V : Pour nos revendeurs, c’est plutôt des points qui leur ont plu sinon ils ne nous distribueraient pas. Ils ont trouvés que la marque était différente de ce qu’on peut trouver aujourd’hui dans l’hexagone. Ils ont autant appréciés la teneur des messages que le travail graphique et la qualité des vêtements. ![]() Maintenant que vous avez une petite expérience, quel conseil donneriez vous à des jeunes qui veulent se lancer dans la création de vêtements ? V : De garder la patate, car le chemin est long et sinueux. On n’est pas encore au bout du tunnel, on aperçoit à peine la lumière. Mais le travail, la motivation et l’originalité paie toujours ! Ah oui et j’oubliais, ne pas écouter les « on dit », les rumeurs et les défaitistes. Quels sont les pièges à éviter ? Le piège number one, c’est sûrement de se lancer dans un domaine qu’on ne connait pas forcément, ici le textile, en l’occurrence. Notre inexpérience a engendré au début pas mal d’erreur de gestion, d’organisation, de fabrication…Tout ça a bien fallu nous faire tomber, mais ça nous a servi et aujourd’hui on est un peu moins à l’arrach. Rester fidele à soi même et à son image…Ne pas céder aux propositions limites indécentes de grosses boites à paillettes qui ne souhaitent que la récupération… Et aussi essayer de rester debout, face à l’artillerie lourde et aux attaques directes des grosses marques. Un truc à rajouter ? Hey, Ho ! Let’s Go !
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